mercredi 6 décembre 2017

Divin danger de Valéry Meynadier





Aux éditions Al Manar
(Dessins Albert Woda)

L’auteure aime les femmes et le désir qu’elles suscitent en elle.
Un texte très érotique et direct sous une plume brillante et poétique.

4e de couverture
Chaque départ est une révélation, ce n’est pas possible, elle s'en va. À vingt et une heure, je reprends vie. Le brouhaha du café recouvre ma mort. Je renais de mes cendres. Je lui ai demandé tout à l'heure, à dix-huit heures, de moins m'appeler. Entendre sa voix me ramène à ma solitude vorace d'elle. Quand je ne l'entends pas, je l'oublie, j'oublie combien je suis seule, je travaille, j'existe, je suis heureuse, en pensant à elle, pas trop, un peu. Elle, qui m'aime un peu. Jouir avec elle, c'est prendre le chemin de ma jouissance, c'est m'agripper comme elle s'agrippe, ne pas avoir honte de mon cri puisque le sien à elle si vaillant - ne le retient pas, l'éclate comme une pierre du haut de la colline, dévale contre mon sexe... N'en finit plus - Si l'eau devait crier, mon amour.

Animatrice d'ateliers d'écriture, Valéry Meynadier est aussi art-thérapeute dans les HP, les prisons, dans des milieux sans milieu. L'écriture pour elle est ce qui ressemble le plus à la vérité sans l'être le moins du monde. Elle a publié deux romans aux éditions du Chèvrefeuille Étoilée : Ma mère toute bue & Centaure. Ainsi qu'un recueil de poésie : Présent défendu, aux éditions de la Villa des cent regards.

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